Comment traiter plaintes et frustration ?

Comment réagissez-vous quand vous êtes frustré ou quand quelqu’un se plaint en face de vous ?

une personne en colère se plaint

Voici quelques pistes explorées en groupe de pratique.

Quelques râles

Voici 3 stimuli explorés en groupe :

  • Au Japon, j’ai été très frustré par « l’otoshi » japonais, un amuse-gueule imposé dans certains izakayas et qui fait grimper la note sans vous prévenir. Comme je me plaignait à un autre français, il m’a déclaré « vous êtes un râleur »… Ce qui ne m’a pas vraiment calmé. J’avais besoin d’empathie, de légèreté, de prendre du recul sur l’otoshi et d’aide, de conseils pour y échapper.
  • Une femme ne sait pas comment réagir quand son compagnon déclare « J’en ai marre, la vie est une merde« . Elle lui a déclaré qu’elle n’avait pas assez d’énergie pour lui répondre et qu’il pouvait se débrouiller seul. Il s’est occupé du jardin et cette activité l’a calmé.
  • Comme une mère parlait à sa fille de son père qui dépense sans compter, la fille lui a répondu « j’aimerais que tu ne me parles plus de mon père ».

Comment réagir de manière bienveillante ? Voici quelques propositions empathiques :

  • J’avais besoin de légèreté et de confiance dans la vie. Il aurait pu me dire « je veux bien t’écouter. Mais, avant, peux-tu me dire ce que tu as vécu de positif dans ta journée ? » Cela m’aurait plu.
  • La femme a besoin de repos et de légèreté et son compagnon d’aide et de légèreté aussi. Elle peut lui expliquer comment la vie peut être vécue joyeuseument.
  • La mère avait besoin de connexion et la fille de légèreté. Nous n’avons pas trouvé de stratégie pour remplir les deux besoins, la mère ne voyant pas comment remplir son besoin de connexion autrement. « Dans le malheur, on a de la compagnie » disait Bert Hellinger. Dans notre cas, la mère se sent incapable de légèreté et pense que son besoin de connexion ne peut être rempli qu’en invoquant le malheur… d’autrui.

A partir de ces 3 cas, nous pouvons en déduire différentes stratégies.

Vous êtes frustrés et râlez ?

Vous pouvez éclaircir vos croyances ou vos besoins du moment présent, du passé et de l’avenir, qui peuvent être identiques ou différents.

Quelles sont vos croyances sous-jacentes ?

Vos croyances et vos besoins à l’origine de votre état peuvent être : « Je suis en danger » ou « je suis impuissant » qui correspondent aux besoins de liberté de choix ou de légèreté. Avez-vous besoin avant tout de légèreté sur le moment ou d’un besoin insatisfait dans le passé ?

Ce que vous pouvez faire

Si votre niveau de frustration est élevé et si vous avez toujours envie de vous plaindre, voilà ce que vous pouvez faire :

  • Préciser votre demande à votre interlocuteur et s’il répond négativement parler à « SOS Girafe » pour trouver votre besoin ou vous écouter… pendant un temps défini à l’avance.
  • Après avoir authentifié votre croyance ou son origine, tapoter en faisant le papillon de l’EMDR ou de l’EFT en disant « même si je suis frustré, je m’aime et je m’accepte complétement et profondément ».
  • Écrire pour prendre du recul sur la situation.
  • Faire de l’exercice physique comme courir ou jardiner.
  • Demander à quelqu’un d’être serré dans ses bras pour retrouver sa sécurité émotionnelle.
  • Écouter de la musique pour se distraire.

Et si ce n’est pas vous qui râlez ?

Votre interlocuteur râle ? Quelle aide cherche-t-il ?

Méta communiquer pour clarifier : en quoi puis-je t’aider ?

Râle-t-il pour être aidé pour retrouver sa légèreté dans l’instant ou pour trouver une solution si le stimulus se reproduit ? Ou les deux ? Et s’il répond non, préservez votre paix. Et, a priori, éviter de retourner dans le passé. Privilégiez le temps présent et la légèreté.

Retrouver sa légèreté dans l’instant présent

Voici quelques pistes :

  • Partager des moments positifs avant d’aborder les problèmes.
  • Changer de sujet.
  • Mettre en ressource.
  • Raconter une histoire.
  • Sublimer le besoin de légèreté en y faisant référence.
  • Lui dire de vous prévenir quand il sera plus léger.

Chercher une solution pour l’avenir

En discuter à si la personne a envie de régler une situation, un stimulus qui risque de revenir.

En conclusion : aider dans la légèreté

Identifier le besoin d’aide est un premier pas qui évite d’avoir une image ennemie. Mentionner le besoin de légèreté est un deuxième pas important que ce soit pour vous ou pour votre interlocuteur.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
20 ⁄ 4 =


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.