Que ce soit les idées de Trump sur le changement climatique, les vaccins de son ministre de la santé ou l’importance de l’immigration sur le niveau de vie actuel des français, les occasions de discussion où les faits se mélangent aux opinions sont courantes.
Face à une fake news, suels sont les besoins de chacun et que pouvez-vous dire ou faire ?
Esprit ouvert et esprit fermé
Pensant qu’un adepte des fake news ne voulait pas changer d’avis, , je me suis intéressé au système de croyances tel qu’abordé par Milton Rockeach, célèbre pour son livre The Open and Closed Mind, paru en 1960. Il définit 3 zones de croyances, une zone centrale ou primitive, une zone intermédiaire dont les croyances proviennent d’autorités, et une périphérique comprenant « croyance et incrédulité ». Les critères des personnes fermées d’esprit sont leur niveau de stress, leur rejet des personnes (et non des idées), un suivi des autorités, une méfiance, un repli sur le passé et un système de récompense / punition.
Puis, j’ai découvert l‘OCEAN ou le big five, un des tests de personnalité censé être scientifique, qui prend en compte 7 facteurs dont le O représente l’ouverture d’esprit. Ouverture à l’expérience (O) dont voici une décomposition :
- Curiosité intellectuelle – Intérêt pour l’apprentissage et la découverte
- Créativité – Capacité à penser de manière innovante
- Ouverture aux nouvelles idées – Réceptivité aux concepts non familiers
- Adaptabilité aux changements – Flexibilité face aux situations nouvelles
Comme cela ne m’a pas beaucoup aidé. Comme mon objectif était de prendre du recul sur des conversations stériles et la possibilité de changer de croyances de chacun, j’ai préféré la pratique et un exemple vécu.
Le stimulus : je suis sûr que notre nom vient d’Écosse
Après avoir fait des recherches généalogiques, j’ai découvert qu’un ancêtre de ma lignée paternelle, né en 1655, habitait dans l’Aisne et se nommait François Duvigny alors que son fils Jean, né en Moselle, s’appelait Diviné. Après avoir fait part de ma découverte à un membre de ma famille, il m’a déclaré « je suis sûr que notre nom vient d’Écosse. Il y en avait plein lorsque j’y ai voyagé ».
Voici les réactions lors de notre jeu de rôle :
- Le récepteur enrage et perd de l’énergie « à quoi bon continuer la conversation ? » Il a besoin de célébrer la vie.
- L’émetteur ne comprend pas ce besoin de célébrer la vie, il est triste et désespéré de ne pas pouvoir aider et savourer la vie. Il préfère nier la réalité pour ne pas avoir à changer de croyances et pense ne pas pouvoir aider son partenaire.
C’est comme si celui qui poursuit la vérité célébrait la vie et que celui qui la nie ne veut pas changer, se sentant peut-être en danger s’il l’acceptait ou qu’il ne s’accepte pas comme il est car il a peut être quelque chose à se rapprocher.
Nous avons alors cherché des stratégies pour satisfaire les deux besoins simultanément « célébrer la vie » et « s’accepter tel que l’on est ». Une seule a été trouvée, celle de raconter une histoire où la personne accepte de s’être trompée.
En conclusion : accepter ou nier la vie ?
Accepter la vie consiste à accepter la sienne, c’est-à-dire s’accepter tel que l’on est, et celle de l’univers. Ceux qui nient l’existence de réalité ont probablement intérêt à le faire. Sinon, ils culpabiliseraient de forer du pétrole, de vendre des drogues ou des pesticides. C’est pourquoi, il est extrêmement rare de les voir changer d’avis. Ils préfèrent semer le doute et mentir pour se justifier.
Si vous avez un avis, laissez-moi un commentaire.



