Nous avons travaillé sur le stimulus d’une grand-mère à sa petite-fille qui lui reprochait de ne pas l’entendre.
Le stimulus : « Tu ne veux pas m’entendre »
Voici le déroulé de la séance de pratique de Communication Non Violente pour trouver les besoins de chacun derrière le stimulus « tu ne veux pas m’entendre ».
Une grand-mère dit à sa petite-fille « tu ne veux pas entendre ». La réponse spontanée est : « Mais si, c’est toi qui ne m’écoutes pas ».
- La girafe essaie de trouver le besoin : tu as besoin de connexion ou de te sentir en vie ? De connexion.
- Et si cela ne m’intéresse pas ? Comment puis-je remplir ton besoin de connexion ?
- Et si je te donne mon avis, tu veux mien m’entendre ? As-tu besoin d’équilibre ? Oui.
Ainsi le besoin de la petite-fille est un besoin d’équilibre. Celui de la grand-mère est un besoin de se sentir en vie ou de donner du sens à ma vie.
Quelques stratégies ? Entre équilibre et donner du sens à sa vie
Nos avons cherchez des pistes de stratégie pour remplir ces deux besoins :
- Dire « en quoi je peux t’aider ? » au début de la conversation pour équilibrer la relation.
- Décider au départ combien de temps chacun parle et ce qu’elle attend de l’autre.
- La grand-mère invite la petite fille ou prépare quelque chose pour elle pour rétablir l’équilibre.
Puis nous sommes retournés dans l’expression du besoin d’équilibre en insistant sur les sentiments.
Jouer sur les sentiments pour exprimer son besoin
Chaque personne du groupe se met dans la position de la petite-fille et dit « Quand tu me dis que je ne veux pas entendre » et exprime son sentiment, je suis une peu (triste, en colère) car j’ai vraiment besoin d’équilibre. Comment c’est pour toi quand je te dis ça. » à la petite-fille qui se met dans la peau de mère-grand. Voici le résultat :
- En colère ? je comprends, je ne sentais pas que tu sentais un déséquilibre.
- Triste ? je ne pensais pas que cela pouvait te rendre triste qu’il n’y ait pas d’équilibre.
- Perplexe et interrogative ? OK, je ne pensais pas que cela te rendrais perplexe.
La petite fille se sent plus proche de la grand-mère quand elle est dans sa peau.
Finalement, la petite fille sent plus de la colère contre sa grand-mère, colère qu’elle n’osait exprimer en face d’elle.
Cela donne : quand tu me dis « tu ne veux pas entendre » je suis en colère parce que j’ai besoin d’équilibre dans la relation. CCPTQJTDC
Et la réaction du représentant de mère-grand est : je suis contente car je comprends mieux ce qui se passe.
En conclusion : jouer sur les sentiments pour s’exprimer
Se mettre dans la peau de l’autre peut aider à avoir de l’empathie pour son interlocuteur. Et les participants se sont sentis plus concernés dans le cas. D’autres manières de faire sont d’imaginer une autre personne avec laquelle la communication est aisée ou les parents derrière l’interlocuteur pour diminuer sa taille psychologique.
Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.



