Décision unilatérale et célébration de la vie

Quand une personne fait une décision unilatérale vous concernant, comme dans la chanson « je suis venu te dire que je m’en vais », vous avez sûrement besoin de célébrer la vie.

Je suis venu te dire que je m'en vais

Voici un article déclinant cette prise de conscience dans notre groupe de pratique de CNV. Le stimulus est « je t’abandonne », commençant par un JE et une décision unilatérale vous concernant.

Un stimulus verbal ou non-verbal ?

Un premier classement des stimuli peut être effectué en verbaux ou non...

  • Dans les déclarations verbales, commencez par identifier le sujet de la phrase, s’il existe : est-ce une personne, un « je« , « tu », « il », « ils », un « nous » ou un « on » ? Sinon, est-ce une croyance ou l’énoncé d’un fait, avéré ou non ?
  • Les déclarations non verbales, peuvent être un événement, soit indépendant directement d’autrui (il fait 35 degrés à Paris) soit lié à une ou plusieurs personnes (quelqu’un fume ou quelqu’un a parlé de vous à autrui).

Un « je » bienveillant ou non

Un stimulus commençant par un « je » peut être bienveillant ou non.

  • Dans le cas de bienveillance, le « je » est précédé d’un exposé des besoins, suivi d’une demande ou d’un merci. Sinon, ce peut être une réponse à une demande.
  • Sinon, ce peut être un jugement sur soi (je suis nul) ou sur autrui (je sens que tu), une déclaration sans demande (j’ai mal à la tête), une objection (j’ai tout essayé !) et, enfin, une décision unilatérale qui vous concerne.

Le plus simple est de commencer par exposer votre besoin avant d’énoncer un « j’aimerais… » si vous voulez être bienveillant.

Les besoins de chacun derrière un « Je t’abandonne »

Ce « je t’abandonne » était émis par un partenaire à chaque séparation lors d’une relation en « début balbutiant ».

La réaction spontanée était : « Je perds mon temps et je me sens vulnérable. Je n’aime pas cette situation qui se répète ». Et les besoins explorés furent le plaisir, l’aventure… pour arriver à « célébrer la vie« . En effet, célébrer la vie est un besoin important dans une relation car ainsi, elle est tournée vers l’avenir. Néanmoins, elle nécessite le plus souvent un engagement des deux personnes car il est difficile d’investir dans des projets si l’un des deux n’a pas envie de s’engager… dans la vie. Notre girafonne s’est surprise à être triste de ne pas pouvoir remplir ce besoin de célébration de la vie. C’était un bon signe car elle avait compris et faisait le deuil de sa relation….

La réaction du partenaire dans le jeu de rôle fut « Je veux vivre sans attache », qui reflète un besoin de liberté difficile si la personne souhaite un engagement.

Les solutions explorées furent : avoir une relation épisodique, se voir un week-end sur deux, se donner un temps pendant lequel des rencontres épisodiques sont possibles et décider ensuite de la suite de cette relation papillon.

En conclusion : célébrez la vie quand on décide pour vous

Une décision unilatérale, commençant par « je », et impliquant l’autre sans lui demander son avis, l’empêche de vivre d’une manière plus ou moins appuyée. C’est pourquoi un premier besoin à explorer est celui de célébrer la vie ou de faire le deuil de la relation. Au début, je croyais que cela ne remplissait pas un besoin de créativité. Cet exercice m’a fait changer d’opinion.

Pour aller plus loin

Un premier article sur les transactions commençant par « je », girafe ou chacal.

Voici une chanson sur le sujet…

Et une deuxième un peu plus légère.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

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